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Pourquoi votre facture de gaz va augmenter le 1er juillet 2024 ?

Vous l’avez peut-être déjà entendu : le coût du gaz augmente de 11,7% au mois de juillet. Cette hausse concerne les 10,5 millions d’abonnés raccordés aux réseaux de distribution de GRDF. Elle est principalement due à une décision de la Commission de régulation de l’énergie, autorité indépendante, de revaloriser le tarif d’acheminement du gaz de GRDF pour les quatre prochaines années. On vous explique tout en détail !

Comment expliquer cette hausse ?

Pour aider les consommateurs à comparer les offres proposées par les différents fournisseurs, la CRE publie chaque mois un prix repère de vente du gaz, qui reflète une estimation moyenne des coûts supportés par les fournisseurs. Or en juillet, ce prix de référence moyen va grimper à 129,2 €/MWh TTC, soit environ 13 centimes/kWh. Bien que ce prix augmente de 13,5 €/MWh TTC (+11,7 %) par rapport au mois précédant, la CRE nous invite à prendre du recul : il reste inférieur de 4,7 €/MWh TTC (-3,5%) par rapport à janvier 2024.

La CRE explique cette augmentation par deux principaux facteurs : 

  • D’abord, par l’augmentation des prix de gaz naturel sur les marchés de gros, qui correspond à 37% de cette augmentation ;
  • Mais surtout, par la mise en place d’un nouveau tarif d’Accès des Tiers aux Réseaux de Distribution de gaz naturel pour l’opérateur GRDF (l’ATRD 7), qui explique 55% de la hausse !

C’est quoi l’ATRD7 ?

Pour comprendre son évolution, il faut d’abord bien saisir à quoi sert l’ATRD : l’Accès des Tiers aux Réseaux de Distribution. Comme l’indique son nom, c’est un tarif qui s’applique aux professionnels et aux particuliers pour accéder aux réseaux de distribution de gaz naturel. Fixé par la CRE et révisé tous les quatre ans, il permet de couvrir les coûts d’acheminement du gaz supportés par les gestionnaires de réseau et facturés par les fournisseurs aux consommateurs finaux. On parle ici des coûts de maintenance, d’exploitation, d’investissement … Bref, tout ce qui est nécessaire pour acheminer le gaz jusque chez vous !

Il est important de noter que GRDF, qui gère 95% du réseau de distribution, applique un tarif spécifique, tandis que les entreprises locales de distribution, qui opèrent sur les 5% restants du territoire, disposent de leurs propres tarifications. L'augmentation récente ne concerne que le tarif de GRDF (on parle d’ATRD7), ce qui signifie que seuls les clients de GRDF seront affectés par cette hausse.

Pourquoi une telle augmentation ?

1/ Un coût de distribution en hausse ...

Crise sanitaire, crise énergétique, aléas climatiques… Cette succession d'événements a engendré des dépenses supplémentaires pour GRDF. Pour autant, les tarifs sont restés stables ces quatre dernières années. Les recettes n'ont donc pas suffi à couvrir tous les coûts opérationnels et exceptionnels du gestionnaire de réseau. L’augmentation du tarif ATRD vise donc à compenser ce déficit et à aboutir à un modèle plus résilient.

Si ce nouveau tarif est destiné à maintenir un niveau de sécurité élevé pour les réseaux en couvrant les coûts de maintenance et de développement, il doit aussi permettre de financer et de « contribuer activement à la transition énergétique notamment en permettant l’intégration du biogaz dans les réseaux », explique la CRE. Et GRDF compte bien tenir son objectif : atteindre 20 % de gaz vert dans les réseaux en 2030 et 100 % en 2050.

2/ ... Alors que les consommateurs et consommations sont en baisse !

Alors que les coûts d’acheminement augmentent, le nombre d’abonnés GRDF, lui, diminue ! En deux ans, leur nombre a chuté de 197 000 clients. Et qui dit baisse des consommateurs, dit baisse des consommations. Un phénomène amplifié par la période de sobriété que nous traversons depuis la flambée des prix de l’énergie en 2022. Résultat : au total, sur la période 2021-2023, la consommation gazière du pays a reculé de 20 %. 

Donc si on résume la situation : le coût de fonctionnement du réseau GRDF augmente mais, en face, les recettes pour le financer diminuent. Alors comment amortir ces coûts ? C’est une question mathématique : moins on est nombreux, plus la charge à supporter est élevée. Mais vient un autre problème, cette hausse des tarifs pourrait entraîner à son tour une nouvelle baisse des consommations et générer de nouvelles augmentations tarifaires. On rentre dans un cercle vicieux ...

Quel avenir pour le gaz ?

Plusieurs facteurs laissent penser que l’on assiste au déclin du gaz. Sur le plan écologique, la France doit atteindre la neutralité carbone d'ici 2050. Or, en France, le gaz d’origine fossile est responsable de 20 % des émissions de gaz à effet de serre. Sur le plan tarifaire, on l’a vu, les coûts élevés du gaz dissuadent de plus en plus les consommateurs et conduisent à une baisse tendancielle des abonnés. 

Pourtant, le gaz a bien un rôle à jouer dans la transition énergétique ! A court terme, c’est une énergie dont nous avons besoin en attendant la montée en puissance des énergies renouvelables électriques et le raccordement au réseau des nouveaux réacteurs nucléaires, prévu pour 2035.

Mais à plus long terme aussi le gaz naturel pourrait continuer à jouer un rôle clé ! En permettant d’ajuster leur production d'énergie en fonction des fluctuations de la demande ou de l'offre, les centrales à gaz apportent une flexibilité essentielle au réseau électrique. Cette caractéristique leur permet de répondre aux pics de demande ou de compenser l'intermittence des énergies renouvelables. Ainsi, même dans un scénario où les énergies renouvelables et le nucléaire domineraient l'approvisionnement énergétique, le gaz naturel resterait indispensable pour garantir la stabilité du réseau électrique.

Face à ces défis, les gestionnaires de réseau sont appelés à verdir leur infrastructure. L'objectif est d'intégrer progressivement le biométhane, un gaz renouvelable issu de la valorisation des déchets organiques, tout en maintenant l'attractivité du réseau. La CRE en a bien conscience : « Afin d’atteindre ces objectifs ambitieux, (…) il est nécessaire de préparer les réseaux de distribution de gaz à ces enjeux tout en maîtrisant les coûts dans la durée », concède-t-elle.

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