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(S')Investir dans les énergies propres : cap sur la Bretagne

Franck Davy, professeur en mathématiques dans un collège breton, s’engage quotidiennement dans la transition énergétique. À tel point qu’il porte la casquette de co-référent développement durable dans son établissement scolaire depuis la rentrée 2021. Dès 2016, déjà, il se lance, avec un groupe de citoyens, dans la construction d’un parc éolien participatif. Avec la Sicap, une entreprise locale de distribution d’électricité membre d’Alterna énergie. Et pour ce faire, ils décident de créer une Cigales. Mais rien à voir avec les insectes ! 🦗 Les Cigales - soit Club d'investisseurs pour une gestion alternative et locale de l'épargne solidaire - est un mouvement citoyen français né dans les années 1980. Son but : permettre à toutes et tous d’investir dans de petites et moyennes entreprises, coopératives, associations de quartier... Franck a donc formé un club pour cofonder le parc éolien de la Sicap. Le projet devrait s’installer chez lui, à Laurenan, et sur la commune voisine du Mené, dans le Finistère. Cinq éoliennes se poseraient sur le pic d’une montagne, avec une capacité de production annuelle de 26 GWh.

Qui sème le vent récolte…des dividendes !

« Nous avons la volonté de donner l’occasion aux citoyens de s’associer au développement d’un projet local, » explique Michel Fauré, directeur général de la Sicap, basée à Pithiviers. « Il nous tient à cœur d’offrir aux cigaliers la possibilité d’investir directement dans le capital d’une société. Chaque personne fait un placement sur le long terme et reçoit des dividendes annuels. » Vous l’aurez compris, ce concept de financement participatif est un peu particulier. Les acteurs ne placent pas leur argent à l’aveugle, mais dans une initiative qu’ils connaissent, à laquelle ils croient. Au parc éolien de Laurenan, le capital de la société est détenu à 60% par la Sicap et à 40% par des cigaliers, ainsi que les communes de Laurenan et Le Mené. Les adhérents des Cigales ont deux places au sein du comité exécutif quand la Sicap en a trois. « C’est important pour nous d’être transparents et équitables, » confie Michel Fauré. Ce projet nécessite un investissement proche de 13 millions d’euros et sera financé en grande partie par des prêts bancaires. Une fois l’électricité produite vendue sur le marché, les bénéfices seront répartis…entre les bienfaiteurs évidemment !

La rencontre de deux énergies

La Sicap n’en est pas à sa première création d’entreprise avec un club cigalier. Proposer des projets locaux d’énergies renouvelables avec des habitants du secteur « concrétise leur implication dans la transition écologique locale. Leur contribution permet d’acquérir une certaine légitimité lors de notre arrivée sur le terrain et facilite l’acceptation du projet, » révèle le directeur général. En 2013, la Sicap a coconstruit un parc éolien avec une Cigales, déjà dans le Finistère. À l’époque, ce processus de création est une première en France. Eh oui, c’est ça aussi, innover 💡! L’association des deux entités donne naissance à la société Citeol. À la fin d’une assemblée générale de l’entreprise, Michel Fauré partage son envie de créer un second parc éolien avec des citoyens. L’un des membres cigaliers de Citeol en fait part à Franck Davy et cinq autres personnes de sa commune. Ces derniers rencontrent Michel Fauré et… c’est le début de l’histoire commune qui les mènera jusqu’à Laurenan.

 

Une envie communicative

Pour réussir leur pari et créer leurs clubs Cigales, Franck et ses collègues partent à la rencontre des habitants des communes avoisinantes et organisent des réunions publiques. En plus de dénicher 20 cigaliers, le nombre maximum légal par club, ils impulsent la création de huit autres Cigales dans le département, pour un total de 152 membres au total. Pas mal ! Tous les âges et toutes les professions sont représentés. Ils décident alors de travailler ensemble sur le nouveau projet de parc éolien. Une fourchette d’investissement comprise entre 2 000 et 10 000 euros par personne est fixée, pour une répartition équitable.

S’approprier le champ des cigales et du vent

En parallèle, une dynamique se crée entre le groupe dont Franck fait partie et Michel. Si l’un maîtrise toutes les ficelles du métier, les autres doivent encore se les approprier. « Nous accompagnons les adhérents des clubs dans tout le processus, » explique Michel Fauré. Cela peut prendre deux à trois ans. Pour les cigaliers, il s’agit notamment de comprendre le fonctionnement d’une Cigales et d’un parc éolien : « Nous avons suivi des conférences de l’Ademe, l’Agence de la transition écologique, et de professionnels de l’énergie du vent pour une bonne maîtrise du sujet, » confie Franck. C’est aussi le délai nécessaire pour réaliser de nombreuses études obligatoires pour garantir le respect de la faune, des habitants (ça fait du bruit les éoliennes !) et l’environnement du terrain. Un seul exemple : les chiroptères, ça vous parle ? Ce sont nos amies les chauves-souris : il fallait s’assurer que le parc n’ait pas d’impact sur leur population, à cause des pales.

Avant que ça tourne

La demande de permis de construire du parc éolien a été déposée en mars 2020, au nom de Laurmen Eole, la société créée sur mesure par les Cigales, les deux communes et la SICAP. La réponse est attendue pour… 2022. Pas de quoi ralentir la Sicap dans ses projets : la société entrevoit déjà l’idée de créer deux autres parcs éoliens avec des cigaliers dans les années à venir, chez elle, vers Pithiviers. Et apparemment ça souffle bien dans ce petit coin de la Beauce ! 🌬️

À lire aussi sur un sujet proche : « TOP 22 des écogestes de l’hiver »

Franck Davy, professeur en mathématiques dans un collège breton, s’engage quotidiennement dans la transition énergétique. À tel point qu’il porte la casquette de co-référent développement durable dans son établissement scolaire depuis la rentrée 2021. Dès 2016, déjà, il se lance, avec un groupe de citoyens, dans la construction d’un parc éolien participatif. Avec la Sicap, une entreprise locale de distribution d’électricité membre d’Alterna énergie. Et pour ce faire, ils décident de créer une Cigales. Mais rien à voir avec les insectes ! 🦗 Les Cigales - soit Club d'investisseurs pour une gestion alternative et locale de l'épargne solidaire - est un mouvement citoyen français né dans les années 1980. Son but : permettre à toutes et tous d’investir dans de petites et moyennes entreprises, coopératives, associations de quartier... Franck a donc formé un club pour cofonder le parc éolien de la Sicap. Le projet devrait s’installer chez lui, à Laurenan, et sur la commune voisine du Mené, dans le Finistère. Cinq éoliennes se poseraient sur le pic d’une montagne, avec une capacité de production annuelle de 26 GWh.

Qui sème le vent récolte…des dividendes !

« Nous avons la volonté de donner l’occasion aux citoyens de s’associer au développement d’un projet local, » explique Michel Fauré, directeur général de la Sicap, basée à Pithiviers. « Il nous tient à cœur d’offrir aux cigaliers la possibilité d’investir directement dans le capital d’une société. Chaque personne fait un placement sur le long terme et reçoit des dividendes annuels. » Vous l’aurez compris, ce concept de financement participatif est un peu particulier. Les acteurs ne placent pas leur argent à l’aveugle, mais dans une initiative qu’ils connaissent, à laquelle ils croient. Au parc éolien de Laurenan, le capital de la société est détenu à 60% par la Sicap et à 40% par des cigaliers, ainsi que les communes de Laurenan et Le Mené. Les adhérents des Cigales ont deux places au sein du comité exécutif quand la Sicap en a trois. « C’est important pour nous d’être transparents et équitables, » confie Michel Fauré. Ce projet nécessite un investissement proche de 13 millions d’euros et sera financé en grande partie par des prêts bancaires. Une fois l’électricité produite vendue sur le marché, les bénéfices seront répartis…entre les bienfaiteurs évidemment !

La rencontre de deux énergies

La Sicap n’en est pas à sa première création d’entreprise avec un club cigalier. Proposer des projets locaux d’énergies renouvelables avec des habitants du secteur « concrétise leur implication dans la transition écologique locale. Leur contribution permet d’acquérir une certaine légitimité lors de notre arrivée sur le terrain et facilite l’acceptation du projet, » révèle le directeur général. En 2013, la Sicap a coconstruit un parc éolien avec une Cigales, déjà dans le Finistère. À l’époque, ce processus de création est une première en France. Eh oui, c’est ça aussi, innover 💡! L’association des deux entités donne naissance à la société Citeol. À la fin d’une assemblée générale de l’entreprise, Michel Fauré partage son envie de créer un second parc éolien avec des citoyens. L’un des membres cigaliers de Citeol en fait part à Franck Davy et cinq autres personnes de sa commune. Ces derniers rencontrent Michel Fauré et… c’est le début de l’histoire commune qui les mènera jusqu’à Laurenan.

 

Une envie communicative

Pour réussir leur pari et créer leurs clubs Cigales, Franck et ses collègues partent à la rencontre des habitants des communes avoisinantes et organisent des réunions publiques. En plus de dénicher 20 cigaliers, le nombre maximum légal par club, ils impulsent la création de huit autres Cigales dans le département, pour un total de 152 membres au total. Pas mal ! Tous les âges et toutes les professions sont représentés. Ils décident alors de travailler ensemble sur le nouveau projet de parc éolien. Une fourchette d’investissement comprise entre 2 000 et 10 000 euros par personne est fixée, pour une répartition équitable.

S’approprier le champ des cigales et du vent

En parallèle, une dynamique se crée entre le groupe dont Franck fait partie et Michel. Si l’un maîtrise toutes les ficelles du métier, les autres doivent encore se les approprier. « Nous accompagnons les adhérents des clubs dans tout le processus, » explique Michel Fauré. Cela peut prendre deux à trois ans. Pour les cigaliers, il s’agit notamment de comprendre le fonctionnement d’une Cigales et d’un parc éolien : « Nous avons suivi des conférences de l’Ademe, l’Agence de la transition écologique, et de professionnels de l’énergie du vent pour une bonne maîtrise du sujet, » confie Franck. C’est aussi le délai nécessaire pour réaliser de nombreuses études obligatoires pour garantir le respect de la faune, des habitants (ça fait du bruit les éoliennes !) et l’environnement du terrain. Un seul exemple : les chiroptères, ça vous parle ? Ce sont nos amies les chauves-souris : il fallait s’assurer que le parc n’ait pas d’impact sur leur population, à cause des pales.

Avant que ça tourne

La demande de permis de construire du parc éolien a été déposée en mars 2020, au nom de Laurmen Eole, la société créée sur mesure par les Cigales, les deux communes et la SICAP. La réponse est attendue pour… 2022. Pas de quoi ralentir la Sicap dans ses projets : la société entrevoit déjà l’idée de créer deux autres parcs éoliens avec des cigaliers dans les années à venir, chez elle, vers Pithiviers. Et apparemment ça souffle bien dans ce petit coin de la Beauce ! 🌬️

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