
Le bilan carbone d’un panneau solaire sert à mesurer la quantité de gaz à effet de serre qu’il émet tout au long de sa vie. Il permet ainsi d’évaluer une partie de son impact environnemental.
L’analyse du bilan ou de l’empreinte carbone d’un panneau photovoltaïque est particulièrement pertinente, dans la mesure où elle permet de démontrer l’intérêt de cette technologie : ses émissions sont, en partie, compensées par le fait qu’il produit de l’électricité décarbonée tout au long de sa vie.
Ainsi, le temps de retour carbone d’une installation photovoltaïque déployée en France est de 3 ans en moyenne1. Puisque la production d’électricité renouvelable aide à éviter certaines émissions de CO2, le panneau solaire rembourse sa “dette carbone” rapidement.
Pour estimer l'empreinte carbone d’un panneau solaire, il faut additionner les émissions de gaz à effet de serre induites par :
La production des panneaux solaires implique l’extraction de matières premières et la transformation de différents matériaux (silicium, verre, aluminium...). Ces processus induisent une forte consommation énergétique. Les émissions associées à cette étape varient en fonction du mix énergétique du pays de production.
Le transport des panneaux solaires génère des émissions de CO2, qui dépendent du mode de transport utilisé (avion, bateau, camion...) et de la distance parcourue. Ainsi, plus un panneau solaire est produit à proximité de son site d’installation, plus son impact carbone est généralement faible.
Durant leur utilisation, les panneaux solaires ne génèrent aucune émission de CO2 ou de polluant. Ils convertissent la lumière du soleil en électricité renouvelable de manière propre et silencieuse, et ce tout au long de leur durée de vie (environ 30 ans).
À la fin de leur vie, les panneaux solaires ont un impact environnemental relativement réduit. En effet, la grande majorité de leurs composants sont recyclés : le taux de valorisation des matières d’un panneau solaire atteint 95 %2.
Le bilan carbone des panneaux photovoltaïques produits en Chine est de 43,9 g éq. CO2/kWh en moyenne3. Cela s'explique par le mix énergétique du pays : il est largement dominé par le charbon, une source d’énergie fortement émettrice de gaz à effet de serre.
Lorsqu’ils sont fabriqués en Europe, les panneaux solaires disposent d’un bilan carbone moyen de 32,3 g éq. CO2/kWh. En effet, le mix énergétique européen est porté par des sources d’énergie à plus faibles émissions que la Chine.
Le bilan carbone des panneaux solaires produits en France atteint 25,2 g éq. CO2/kWh. Ce bilan carbone plus réduit qu’en Chine et en Europe s’explique par la production énergétique majoritairement décarbonée de notre pays. Les émissions liées au transport sont par ailleurs réduites, puisque le module est fabriqué localement.
Si l’intensité carbone d’un panneau solaire se situe entre 25,2 et 43,9 g éq. CO2/kWh, voici celui d’autres modes de production d'électricité, à titre de comparaison.
À l’avenir, il y a fort à parier que le bilan carbone des panneaux solaires sera amélioré. En effet, la filière photovoltaïque s'appuie d'ores et déjà sur différents leviers :
Si les panneaux solaires ont une empreinte carbone qu’il ne faut pas négliger, ils présentent des bénéfices environnementaux notables (production d’électricité verte, moins de dépendance aux énergies fossiles...). À ce titre, leur adoption est essentielle pour une transition énergétique réussie et un avenir plus durable.
Un panneau solaire permet de produire de l’électricité renouvelable. À ce titre, il a des effets bénéfiques sur l’environnement (moins de dépendances aux combustibles fossiles, moins d’émissions de gaz à effet de serre...). En revanche, son impact environnemental n’est pas nul : sa fabrication nécessite de l’énergie et des matériaux, par exemple.
La quantité de carbone nécessaire à la fabrication d’un panneau solaire varie en fonction de nombreux éléments (pays et procédés de fabrication, énergie utilisée...). Tout au long de sa vie, un panneau solaire émet entre 25,2 et 43,9 g éq. CO2/kWh.
L’extraction de matières premières, la fabrication des panneaux solaires et leur transport n’est pas neutre du point de vue environnemental. En revanche, leur fonctionnement est propre, silencieux et n’entraîne aucune émission directe de polluants.
On peut dire que les panneaux solaires sont renouvelables, dans le sens où ils exploitent une source d’énergie renouvelable et inépuisable à l’échelle du temps humain : le rayonnement solaire. Grâce à cela, la dette carbone d’une installation photovoltaïque est remboursée en 3 ans.