Comment choisir une banque écologique ?

On ne le sait pas toujours, mais l’argent que nous mettons sur nos comptes peut avoir un impact sur l’environnement. Raison pour laquelle il existe des banques écologiques. Alors, concrètement : qu’est-ce qu’une banque éco-responsable et comment fonctionne-t-elle ? Pourquoi opter pour une banque éthique plutôt qu’une banque “classique” ? Quelles sont les banques françaises reconnues comme écologiques ? Comment connaître l’empreinte carbone de vos comptes bancaires ? Dans ce guide complet, Alterna énergie vous propose de répondre à l’ensemble de ces questions.

Qu’est-ce qu’une banque écologique ?

Une banque écologique est un établissement offrant des produits et services bancaires favorisant le développement durable et la protection de l’environnement. Elle finance, par exemple, des projets en faveur de la transition énergétique, la mobilité décarbonée, l’agriculture durable, ainsi que tout type de projet ayant une portée écologique et sociale. Elle se présente comme une alternative aux banques classiques.

Une banque éthique, comment ça marche ?

Pour comprendre le fonctionnement d’une banque éco-responsable, on peut s’appuyer sur la charte proposée par la Fédération Européenne des Banques Éthiques et Alternatives1. Elle permet d’établir les caractéristiques d’une banque éthique et écologique et d’en comprendre son fonctionnement, basé sur :

  • Un financement au service du bien commun ;
  • Une gestion éthique et transparente des financements ;
  • Un management collaboratif.

Un financement au service du bien commun

Concrètement, une banque éco-responsable propose des produits financiers (comptes courants, comptes épargnes...) œuvrant au bien commun. Elle ne donne pas la priorité au profit, dans le sens où les fonds déposés ainsi qu’une part de ses bénéfices servent à financer des projets ayant un impact positif sur la collectivité.  

Lorsqu’il s’agit d’une banque écologique, les investissements s’effectuent dans des secteurs et des activités en faveur de la transition énergétique et écologique (production d’énergie renouvelable, mobilité durable, efficacité énergétique, protection de l’environnement...), ayant également une portée sociale.

À l’inverse, la banque éthique dresse généralement une liste des types de projets qu’elle ne finance pas (secteur des énergies fossiles, armement, pesticides de synthèse...).

Une gestion éthique et transparente des financements

Actuellement, le modèle bancaire français traditionnel est relativement opaque. Le fonctionnement d’une banque éthique est, à l’inverse, basé sur la transparence.

En effet, les établissements offrant des produits bancaires écologiques se montrent plus transparents, que ce soit dans les produits et services proposés ou dans les investissements et financements qu’ils opèrent. Dans la majorité des cas, ces établissements bancaires publient chaque année la liste des prêts accordés à leurs clients et les projets soutenus.

Ainsi, le client sait précisément à quoi sert son argent et pour quel type de projet il est utilisé. Il peut ainsi vérifier que la banque remplit bel et bien ses engagements en faveur du développement durable.

Un management collaboratif

Sur le principe des banques mutualistes, les banques écologiques et éthiques proposent une alternative au modèle bancaire le plus courant, avec une gouvernance ouverte.

Concrètement, cela signifie que les clients peuvent être sociétaires de la banque, c’est-à-dire qu’ils sont à la fois clients et propriétaires d’une partie de la banque. Ils peuvent alors participer activement au développement de la banque, donner leur avis sur les produits à proposer et sur les projets financés.

Dans ce cadre, le client de la banque n’est alors pas qu’un simple client : il a une responsabilité et sa voix a un impact. Acteur d'une démarche à impact positif, la banque doit alors s’aligner avec les valeurs et les intérêts qu’il porte.

Pourquoi choisir une banque écologique ?

Pour comprendre l’intérêt de s’orienter vers une banque écologique, il convient de s’intéresser au fonctionnement des établissements bancaires.

Dans le cadre de leurs activités, les banques réalisent des investissements. Or, un problème environnemental se pose, puisque la plupart des grandes banques françaises investissent dans les secteurs d’activités émetteurs de gaz à effet de serre et les industries polluantes (exemple : entreprises pétrolières ou gazières). De même, ces banques prêtent de l’argent, aux particuliers et aux entreprises, pour financer des projets plus ou moins respectueux de l’environnement. Ainsi, à travers les banques et leur modèle économique, c’est l’argent que nous mettons sur nos comptes bancaires qui contribue à polluer la planète et au dérèglement climatique.

On l'aura compris, les banques ont un rôle à jouer dans la transition énergétique, mais nous aussi, en tant que client et citoyen. En attendant que le modèle bancaire dans son ensemble évolue, nous pouvons agir, à notre échelle. Le fait de choisir une banque écologique et éthique peut constituer une forme d’engagement en faveur du développement durable, de la transition énergétique et de l’économie verte.

Quelques chiffres pour comprendre le rapport entre banque et écologie

Pour vous aider à mieux comprendre l’impact des financements banquiers sur l’environnement et le climat, voici quelques chiffres clés2 :

  • 70 % des financements énergétiques banquiers s’orientent vers les énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz), qui représentent 80 % des émissions de CO2 mondiales. Les soutiens aux activités et aux énergies décarbonées sont donc bien inférieures (20 %).
  • Sur une année, l’empreinte carbone des principales banques françaises (BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, Banque Populaire, Caisse d’Épargne, Crédit Mutuel et Banque Postale) a atteint 3,3 milliards de tonnes équivalent CO2. Cela représente quasiment 8 fois les émissions de gaz à effet de serre de la France entière.
  • Entre 2019 et 2020, quatre grandes banques françaises ont injecté 100 milliards de dollars dans les entreprises actives dans les énergies fossiles (+ 22 % entre 2019 et 2020). Avec la crise énergétique, économique et financière, les grands groupes pétroliers ont vu chuter leur valeur boursière. Certaines banques françaises ont alors choisi d’investir dans ces groupes pétroliers : elles constituaient alors les premières financeuses européennes des énergies fossiles.

Est-ce que certaines banques “classiques” se démarquent en matière d’environnement ?

Toutes les banques n’ont pas le même impact environnemental. D'après les chiffres de l’association Oxfam France2, voici les émissions de gaz à effet de serre annuelles (en millions de tonnes d’équivalent CO2) induites par les plus 6 grands établissements bancaires français :

  1. BNP Paribas : 1 147 ;
  2. Société Générale : 927 ;
  3. Crédit Agricole : 723 ;
  4. Groupe BPCE (Banque Populaire et Caisse d’Épargne) : 377 ;
  5. Crédit Mutuel : 288 ;
  6. Banque Postale : 52.

Même si de nombreux efforts restent à faire, on peut noter que c’est la Banque Postale qui s’en sort le mieux. Elle s’est notamment engagée à zéro émission nette sur ses activités bancaires d’ici à 2040. Ainsi, face à l’urgence climatique, certaines grandes banques françaises font évoluer leurs offres et s’engagent en faveur de la transition énergétique.

Des labels pour certifier les banques éthiques

Il existe actuellement différents labels pour orienter les consommateurs dans leur recherche de banque éthique et écologique, comme :

  • Le label Finansol : proposé par Fair, une association française promouvant la finance et l’épargne solidaire, ce label, créé en 1997, distingue les placements d’épargne à forte utilité sociale et/ou environnementale en fonction de différents critères (solidarité, transparence...).
  • Le label Investissement Socialement Responsable (ISR) : crée en 2016 par le ministère de l’Économie, ce label a pour but de promouvoir les placements responsables et durables, en considérant leurs critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance).

S’il ne s’agit pas d’un label à proprement parler, certains établissements bancaires, qu’ils soient écologiques ou “classiques”, ont suivi l’initiative “Finance for Biodiversity Pledge”. En se lançant dans cette démarche, ils s'engagent à prendre des mesures concrètes pour évaluer l’impact de leurs portefeuilles et se fixer des objectifs en matière de développement durable.

Quelques exemples de banques écologiques

Aucune banque ne peut se clamer d’être 100 % écologique, puisque toute action à un impact, même minimal, sur l’environnement. Cependant, si vous cherchez une banque investie dans l’écologie, voici quelques références en la matière :

  • La Nef ;
  • Le Crédit Coopératif ;
  • Helios.

La Nef

Née en 1988, la Nef est une “banque” éthique de référence. Il ne s’agit pas d’une banque à proprement parler, mais d’une coopérative bancaire qui propose uniquement des solutions d’épargne. En clair, il n’est, pour l’heure, pas possible d’ouvrir un compte courant ou d’obtenir une carte bancaire à la Nef. Ses financements sont principalement dirigés vers des projets écologiques, sociaux ou culturels. Les clients sociétaires participent aux orientations de cette coopérative. Sur son site internet, la Nef indique que pour 1 € investi, elle émet “4 fois moins que les banques françaises traditionnelles”.

Le Crédit Coopératif

Le Crédit Coopératif finance les acteurs de l’économie sociale et solidaire et de l’intérêt général et exclut certaines activités de ses financements (armement, pesticides de synthèse, extraction des énergies fossiles...). Il s’agit d’une banque coopérative, c’est-à-dire que les clients sociétaires peuvent s’impliquer dans les projets et décisions de la banque. Le Crédit Coopératif propose aujourd’hui plusieurs formules de comptes courants, des solutions d’épargne, des prêts et des assurances (habitation, auto...).

Helios

Créée en 2020, Helios a l’ambition de “dépolluer la banque”, en proposant un modèle alternatif et en soutenant une économie durable et respectueuse de l’environnement. Cette jeune entreprise propose différentes offres (compte courant, compte commun, compte pour les indépendants, assurance-vie durable...), ainsi que des outils numériques faciles d’utilisation. Chez Helios, 40 % des fonds servent à financer directement des projets à impact. En 2022 et 2023, les comptes Helios ont été audités par l’organisme indépendant Greenly (labelisé par le Ministère de la transition écologique) : ils apparaissaient comme les “comptes les plus verts de France”.

Comment évaluer l’impact environnemental de vos comptes bancaires ?

On l’aura compris, nos choix en matière d’établissements et de solutions bancaires peuvent, indirectement, avoir un impact sur l’environnement. Mais qu’en est-il de notre empreinte carbone ? Comment évaluer les émissions de gaz à effet de serre de notre argent ? Découvrez nos réponses à vos questions ici.

L’argent peut doubler votre empreinte carbone

S’il peut varier d’un individu à l’autre en fonction de nombreux éléments (type de banque, modèle bancaire, choix des investissements de l’établissement...), l’empreinte carbone de notre argent a généralement un poids conséquent. En effet, selon l’association Oxfam France “si nous prenions en compte les émissions de gaz à effet de serre de notre argent, notre empreinte carbone serait deux fois plus élevée3. Il constituerait ainsi notre premier poste d’émissions de gaz à effet de serre.

Un simulateur pour évaluer l’empreinte carbone de vos comptes bancaires

Puisque notre argent a bel et bien un impact environnemental et social, l’association Oxfam France a mis en place un simulateur pour favoriser notre prise de conscience : il permet d’estimer l’empreinte carbone de vos comptes bancaires. Il vous suffit d’indiquer le montant total de votre argent (compte courant et comptes épargnes) et de préciser la banque qui détient vos comptes. En un clic, vous obtenez l’empreinte carbone de votre argent, en tonnes d’équivalent CO2 par an.

En conclusion, on peut dire que nos choix en matière de banque ne sont pas à prendre à la légère : ils ont un réel impact sur l’environnement. De ce fait, choisir une institution financière éco-responsable constitue un réel levier en faveur de l’environnement et d’un avenir durable.

FAQ

Qu’est-ce qu’une banque éthique ?

Une banque dite éthique est une banque dont les activités et les investissements visent à améliorer l’intérêt de la collectivité sur le long-terme. Elle investit, par exemple, dans des projets en faveur du développement durable (transition énergétique, écomobilité, lutte contre le réchauffement climatique...) ou de la cohésion sociale (réinsertion, lutte contre le chômage, contre le mal-logement...).

Une banque écologique est-elle éthique ?

Une banque écologique est, par principe, plus éthique, dans le sens où son modèle financier est plus transparent, plus collaboratif et plus vertueux pour la collectivité. En effet, une banque écologique oriente ses financements vers des projets liés, notamment, au développement durable (déploiement des énergies renouvelables, agriculture biologique...). Leur modèle s’oppose ainsi aux banques “classiques”, qui investissent massivement dans des industries polluantes, produisant ou utilisant des énergies fossiles et favorisant les émissions de gaz à effet de serre.

Qu’est-ce qu’une banque éthique ?

Une banque dite éthique est une banque dont les activités et les investissements visent à améliorer l’intérêt de la collectivité sur le long-terme. Elle investit, par exemple, dans des projets en faveur du développement durable (transition énergétique, écomobilité, lutte contre le réchauffement climatique...) ou de la cohésion sociale (réinsertion, lutte contre le chômage, contre le mal-logement...).

Une banque écologique est-elle éthique ?

Une banque écologique est, par principe, plus éthique, dans le sens où son modèle financier est plus transparent, plus collaboratif et plus vertueux pour la collectivité. En effet, une banque écologique oriente ses financements vers des projets liés, notamment, au développement durable (déploiement des énergies renouvelables, agriculture biologique...). Leur modèle s’oppose ainsi aux banques “classiques”, qui investissent massivement dans des industries polluantes, produisant ou utilisant des énergies fossiles et favorisant les émissions de gaz à effet de serre.

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