12/11/2021

À la découverte des énergies renouvelables

« Renouvelables » ?  Qui peut servir plusieurs fois de suite ! On qualifie ainsi les énergies dont les sources se renouvellent assez rapidement pour être considérées comme inépuisables. C’est le cas du soleil, du vent, de l’eau des rivières et des océans, de la chaleur de la Terre ainsi que de la biomasse (bois, déchets d’origine biologique…).

On les oppose aux énergies fossiles, dont le stock est limité : le pétrole, le charbon ou encore le gaz naturel. Ces dernières font pourtant partie du top 3 des énergies consommées en France, avec le nucléaire : 40 % pour le nucléaire, 29 % pour les produits pétroliers et 16 % pour le gaz naturel. Pour le moment, les énergies renouvelables (EnR) sont encore au pied au podium. Elles représentent 12 % du bouquet énergétique de la France. Mais les producteurs d’énergie renouvelable sont bien dans la course ! Et la part des EnR progresse rapidement.  

Elles servent à fabriquer de l’électricité, de la chaleur ou du carburant pour les transports. En France, on produit surtout du bois, utilisé principalement pour se chauffer, de l’électricité hydraulique (avec l’eau) et de l’énergie éolienne (avec le vent).  

L’eau : championne de l’électricité verte

Apparue du XIXe siècle, l’hydroélectricité est produite à la force de l’eau. Cette dernière fait tourner une turbine qui entraîne un générateur électrique. Il existe plusieurs types d’installations hydrauliques, selon le lieu d’implantation. Elles peuvent être perchées en montagne, plus ou moins haut. Elles fonctionnent alors grâce à un barrage qui retient l’eau et lui permet de s’accumuler… jusqu’à ce qu’on ouvre les vannes. D’autres centrales exploitent tout simplement le débit de grands cours d’eau et tournent en continu.

Avec plus de 2 000 installations, la France est l’un des principaux producteurs d’énergie renouvelable hydraulique de l’Union européenne 🏆. À l’échelle nationale, l’eau douce est notre premier allié pour la fabrication d’électricité verte.  

Mais l’eau salée, aussi, a du potentiel ! On peut exploiter l’énergie de la mer produite par la houle, les courants, les marées... C’est ce que fait l’usine marémotrice de la Rance en Ille-et-Villaine. Pour l’instant, elle est unique en France, mais de nombreux projets sont au stade de la recherche ou de l’expérimentation.

Vent : de l’énergie en brassant de l’air

Les moulins à vent, vous connaissez. Alors, disons que les éoliennes sont la version contemporaine du moulin à vent. Concrètement, le vent fait tourner les pales des éoliennes, qui entraînent un générateur, qui, à son tour, produit de l’électricité. On compte près de 2 000 installations éoliennes en France, qui couvrent 9 % de nos besoins en électricité. Leur taille est très variée : de la microéolienne dont la puissance se mesure en kW au champ éolien de plusieurs dizaines de MW. Les mâts peuvent alors faire une centaine de mètres de haut (sympa la vue de là-haut 🌍!). Pour l’heure, le parc éolien français est exclusivement implanté sur terre, mais on peut aussi s’installer en pleine mer, à des dizaines de kilomètres des côtes.  

Soleil : du potentiel à l’horizon

150 millions de kilomètres nous séparent de notre étoile. Pourtant l’énergie que le soleil nous transmet est inépuisable et disponible partout dans le monde. Profitons-en ! Il existe deux types d’énergie solaire : photovoltaïque et thermique. La première permet de produire de l’électricité grâce au rayonnement solaire, capté par des panneaux photovoltaïques. Ils peuvent être installés sur des bâtiments ou posés sur le sol. Pour l’instant, cela ne représente que 3 % de l’électricité que nous consommons, mais la filière est en plein boom.

L'énergie solaire thermique est plutôt dans une dynamique inverse. Utilisée pour le chauffage et l’eau chaude, elle est essentiellement développée dans les départements d’outre-mer, en particulier à La Réunion.  

Biomasse : premier producteur d’énergie renouvelable

La cuisson des pizzas cuites au feu de bois…exploite la biomasse. C’est même la forme d’énergie la plus ancienne utilisée par l’homme. La biomasse est constituée de matière organique qui provient de la forêt, de déchets (déchets de jardinage, de la restauration, des ménages, de la pêche, les boues de stations d’épuration) ou encore de l’agriculture. C’est aussi la principale source d’énergie renouvelable en France : elle représente plus de la moitié de la production. Elle est utilisée principalement pour le chauffage, notamment pour les feux de cheminée !

On peut aussi en faire de l’électricité verte, grâce à la chaleur dégagée lors de la combustion de matières. Ou, si on laisse fermenter ces dernières, on obtient du biogaz, que l’on peut aussi brûler pour créer du courant. Les bioénergies couvrent ainsi 2 % de la production d’électricité en France. La biomasse peut par ailleurs être transformée en biocarburant pour le transport.

Géothermie : toujours plus chaud

À environ 30 kilomètres sous terre, il fait une température qui peut atteindre les 1 000 degrés. La chaleur captée dans le sous-sol (ou dans l’eau du sous-sol) permet de produire différents types d’énergie : c’est la géothermie. On l’utilise par exemple pour garder au chaud des maisons ou des immeubles.  

En revanche, la France fabrique encore relativement peu d’électricité à partir de la géothermie : elle représente seulement 0,1 % de la production d’électricité renouvelable. Nous disposons pour l’heure de deux centrales. La centrale de Bouillante, qui tire profit de la chaleur dégagée en profondeur par le volcan de La Soufrière, en Guadeloupe, est exploitée depuis les années 1980. Le site alsacien de Soultz-Sous-Forêts a, lui, été, inauguré en 2016.

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