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Au programme, des actions concrètes et locales sur la transition énergétique dans les territoires,
ainsi que des initiatives pour moins (et mieux) consommer l'énergie.
Et si on arrêtait de gaspiller la moitié de l’énergie qu’on produit ? C’est un peu ce que propose la cogénération. Cette technique permet de récupérer la chaleur, l’énergie thermique, qu’on perd habituellement lors de la production d’électricité. De cette manière, on chauffe, on éclaire, et on consomme moins. C’est économique et écologique. Découvrons ensemble comment ça fonctionne.

Un processus de cogénération, c’est tout simplement le fait de produire de l’électricité et de la chaleur en même temps, au sein de la même installation et à partir d’un seul combustible : du gaz, du bois, du biogaz…
Peu importe la source, l’idée est d’utiliser la chaleur produite lors de la fabrication de l’électricité, au lieu de la laisser s’échapper dans l’air, comme c’est souvent le cas dans une centrale électrique classique.
Résultat ? En utilisant deux énergies simultanément, on gagne en efficacité. On consomme moins pour produire autant, voire plus.
Le principe de fonctionnement d’un site de cogénération est assez simple. Voici les grandes étapes :
Ce système fonctionne souvent en circuit fermé : l’eau refroidie revient dans le système pour être à nouveau chauffée. C’est un peu comme un recyclage permanent de l’énergie.
💡Bon à savoir :
En France, si la quantité de chaleur produite dépasse les besoins sur place, le surplus peut être revendu à un fournisseur d’énergie, notamment via le dispositif d’obligation d’achat proposé par EDF OA.
La cogénération permet d’optimiser la production d’énergie. Elle revêt 4 grands avantages :
La cogénération permet d’atteindre des rendements jusqu’à 85 %, contre 30 à 40 % pour une centrale électrique classique. Autrement dit, on gaspille beaucoup moins d’énergie.
Qui dit meilleur rendement, dit moins de carburant consommé, donc moins de CO₂ rejeté dans l’atmosphère. C’est une technologie qui s’inscrit parfaitement dans la transition énergétique.
La cogénération est souvent utilisée à proximité des lieux de consommation (usines, bâtiments publics, serres…). Du coup, on évite aussi les pertes d’énergie liées au transport sur de longues distances.
Même si l’installation coûte cher au départ, un projet de cogénération permet de réduire les factures d’énergie sur le long terme. Un bon point pour les industriels ou les collectivités, gourmands en énergie.
Il n’existe pas une seule cogénération, mais plusieurs variantes, en fonction de la technologie utilisée :
Pour consommer mieux et réduire les pertes d’énergie, la cogénération trouve sa place dans plusieurs secteurs. Voici lesquels.
C’est dans les usines que la cogénération est le plus souvent utilisée. Beaucoup d’industries ont besoin de chaleur (chauffage, vapeur, séchage…) et d’électricité. La cogénération leur permet de couvrir une grande partie de leurs besoins avec un seul système.
Certains hôpitaux, collèges, mairies ou piscines utilisent déjà la cogénération pour chauffer leurs locaux tout en produisant leur propre électricité. C’est une façon efficace de réduire les dépenses publiques.
Des serres agricoles sont chauffées grâce à la chaleur issue de la cogénération. Cela permet de cultiver des fruits ou légumes même en hiver, tout en consommant moins d’énergie.
C’est plus rare, mais ça existe. Certaines chaudières modernes (à gaz ou à granulés) sont équipées d’un petit moteur qui génère aussi de l’électricité. On appelle ça de la micro-cogénération. L’installation d’une chaudière à cogénération reste chère, mais des aides financières existent pour financer une partie de l’installation.
Comme toute technologie, la cogénération a ses défauts.
Le principal frein, c’est le prix de départ. Une installation de cogénération, surtout à grande échelle, demande un investissement important. Heureusement, dans le temps, les économies d’énergie compensent souvent cette dépense.
Même si des alternatives comme la biomasse ou le biogaz existent, de nombreuses installations fonctionnent encore au gaz naturel. Résultat : le recours à des sources vraiment renouvelables reste marginal, malgré le potentiel.
La production de chaleur en grande quantité exige souvent un système de refroidissement pour éviter toute surchauffe. Cela implique l’installation de dispositifs supplémentaires, parfois coûteux, surtout dans les zones mal équipées.
La chaleur se transporte mal sur de longues distances. Pour que la cogénération soit rentable et efficace, il faut que le lieu de production soit proche du lieu de consommation. Cela limite son déploiement dans certaines zones rurales ou peu denses.
La cogénération n’est pas encore partout, mais elle progresse. Il est possible d’associer la cogénération à d’autres solutions, comme les pompes à chaleur, les réseaux de chaleur urbains, ou encore les panneaux solaires. Ensemble, ces technologies peuvent rendre les bâtiments quasi autonomes en énergie.