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Au programme, des actions concrètes et locales sur la transition énergétique dans les territoires,
ainsi que des initiatives pour moins (et mieux) consommer l'énergie.
La Commission de régulation de l'énergie (CRE) apporte une réponse dans une étude publiée en septembre 2026. En 2025, les coûts complets des moyens de production et des réseaux (investissements, exploitation, rémunération du capital et taxes) ont atteint 55,9 milliards d'euros : 40 milliards d’euros pour la production (21,5 milliards d’euros pour le nucléaire, 12,6 milliards d’euros pour les ENR et 5,9 milliards d’euros pour l’hydraulique et le thermique) et 15,9 milliards d’euros pour les réseaux. Rapporté à la consommation (446 TWh, pertes comprises), cela représente 125 €/MWh.

La facture d’électricité ne couvre pas l'intégralité des coûts de production. En 2025, les consommateurs ont versé 31,4 milliards d'euros pour l'électricité qu’ils ont consommée, soit 78,5 % des coûts complets de production. Le reste a été financé par les exportations, qui ont rapporté 5,4 milliards d'euros grâce à un solde exportateur record de 92,3 TWh, et par l'État, qui a consacré 6,2 milliards d'euros de plus au soutien des énergies renouvelables.
Le parc de production atteint plus de 160 GW installés (dont environ 90 GW certifiés disponibles lors des périodes de pointe), tandis que la consommation d’électricité est stable. La dispersion des prix de gros de l’électricité s’accentue. En 2025, on a compté 513 heures de prix négatifs, contre 179 heures sur toute la période 2010-2020. À l'inverse, 1 807 heures ont atteint ou dépassé le seuil de 100 €/MWh en 2025, contre 606 heures entre 2010 et 2020.
À partir d'une simulation, la CRE a « rejoué » l'année 2025 avec le parc renouvelable de 2020. Verdict : les capacités solaires et éoliennes ajoutées depuis ont fait baisser le prix de marché d'environ 20 €/MWh, soit près de 8 milliards d'euros d'économies pour les consommateurs. Elles ont en revanche alourdi les coûts complets du système de 2,7 milliards d'euros par an, soit près de 5 %. Les producteurs non soutenus et l'État en supportent l'essentiel.
Poursuivre le développement des renouvelables reste favorable au consommateur à court terme selon le régulateur. La CRE pose toutefois une limite : augmenter de plus de 50 % la puissance installée sans hausse de la consommation ne serait probablement pas soutenable à long terme. La clé, selon elle, consiste à mieux synchroniser production et consommation, en électrifiant davantage d'usages et en développant les flexibilités.