Ne passez pas à côté de notre blog et de notre newsletter.
Au programme, des actions concrètes et locales sur la transition énergétique dans les territoires,
ainsi que des initiatives pour moins (et mieux) consommer l'énergie.
Dans le contexte climatique actuel, marqué par la nécessité de réduire notre empreinte carbone et de mieux maîtriser nos consommations d'énergies, il est désormais essentiel de privilégier des modes de chauffage et de ventilation écoresponsables. Dans cette optique, le puits canadien se révèle comme une solution particulièrement intéressante. Bien que son installation puisse représenter un investissement initial plus élevé que d’autres options, il offre l’assurance de réaliser des économies d’énergie sur le long terme, tout en améliorant le confort thermique et en respectant l’environnement.

Les puits canadiens sont des systèmes de ventilation éco responsables qui exploitent la géothermie de surface, c’est-à-dire la chaleur naturelle du sol, pour préchauffer ou rafraîchir l’air entrant dans l'espace visé, que ce soit une maison ou un bâtiment.
Même si les termes puits provençal et puits canadien sont aujourd’hui souvent regroupés sous l’appellation unique puits canadien, il est important de rappeler que le puits provençal correspond au fonctionnement estival (rafraîchissement), tandis que le puits canadien s’applique au fonctionnement hivernal (préchauffage de l’air). Le système se compose de tuyaux enterrés à une profondeur minimum de 1,20 mètres dans le sol, permettant les échanges thermiques avec la terre, ainsi que d’un dispositif de distribution et d’évacuation de l’air, qui assure la ventilation du bâtiment.
Il y a deux types de puits à distinguer : le puits canadien aéraulique (à air) et le puits canadien hydraulique (à eau glycolée).
Le puits canadien aéraulique, aussi appelé puits climatique, repose sur la circulation de l’air extérieur à travers un réseau de conduits enterrés dans le sol. Voici son mode de fonctionnement.
L’air neuf est d’abord aspiré par une prise d’air extérieure, puis il passe dans les tuyaux enterrés où il échange sa chaleur avec le sol. À la sortie, l’air tempéré est dirigé vers le logement via une VMC simple flux ou une VMC double flux, selon le type d’installation. Plus vulgairement, en hiver, le puits canadien aéraulique limite la consommation liée au chauffage, tandis qu’en été, il offre un refroidissement naturel sans recours à la climatisation électrique.
👉 Son entretien est simple puisqu’il consiste principalement à vérifier les filtres, le réseau d’air, et la bonne évacuation des condensats pour éviter l’humidité.
Pour le puits canadien hydraulique, ce n’est pas l’air mais un mélange d’eau et de glycol qui circule dans les tuyaux. Ce fluide capte ou restitue la chaleur du sol selon la saison, grâce à la température stable de la terre qui est située entre 10 et 18 °C. Le liquide, une fois réchauffé en hiver ou refroidi en été (au cours de son parcours dans le sol), est envoyé vers un échangeur de chaleur air/eau relié à la VMC double flux ou à une pompe à chaleur. Cet échange permet de tempérer l’air soufflé dans la maison.
Avant de découvrir les informations relatives à son installation, intéressons-nous aux nombreux avantages qu’offre le puits canadien.
Le puits canadien est un système deux-en-un, ce qui en fait une solution de ventilation particulièrement avantageuse. Comme expliqué précédemment, son fonctionnement s’adapte naturellement aux variations saisonnières : il refroidit l’air en été et le réchauffe en hiver avant de le diffuser dans le bâtiment.
En plus de cela, le puits canadien est compatible avec la plupart des systèmes de chauffage et de climatisation, ce qui facilite son intégration dans tout type d’habitation ou de construction.
Le puits canadien a une très faible consommation électrique car il nécessite peu d'énergie pour fonctionner. Il affiche en effet un coefficient de performance (COP) particulièrement élevé. Pour vous donner une idée, il peut fournir jusqu’à 20 fois plus d’énergie thermique qu’il n’en consomme en électricité.
Son coefficient de performance (COP) peut atteindre 20, contre seulement 2 à 5 pour la plupart des équipements de chauffage ou de climatisation réversibles. Autrement dit, avec seulement 100 W consommés pendant une heure, le système peut restaurer près de 2000 W sous forme de chaleur ou de fraîcheur selon la saison. Un performance qui peut vous faire réaliser des économies de l’ordre de 20% sur votre facture d'énergie !
Ce qui confère au puits canadien son caractère écologique, c’est avant tout le recours à la géothermie de surface qui est une ressource renouvelable et inépuisable.
Cette technologie propre et gratuite repose sur l’exploitation de la température stable du sol. En utilisant cette chaleur naturelle, le système permet de préchauffer l’air en hiver et de le rafraîchir en été, sans avoir recours à une énergie fossile ou à une climatisation énergivore. Grâce à ce principe, le puits canadien entraîne de fait une réduction significative de la consommation énergétique liée au chauffage et à la climatisation.
En France, le coût d’installation d’un puits canadien se situe généralement entre 8 000 et 12 000 euros, mais il peut varier selon la taille du logement, le type de puits (aéraulique ou hydraulique) et la configuration du terrain. Le coût du puits canadien se répartit principalement entre :
Avant tout, il faut avoir en tête que le puits canadien est un projet technique et complexe, dont la conception et l’installation doivent être confiées à un artisan qualifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). Cette certification garantit une mise en œuvre conforme aux normes en vigueur. Voici comment se déroule son installation :
Une fois l’installation réalisée, vous pouvez pleinement bénéficier des nombreux avantages qu’offre le puits canadien, tant en termes de confort thermique que d’économies d’énergie et de respect de l’environnement.
Pour garantir le bon fonctionnement et la longévité d’un puits canadien, plusieurs contraintes techniques doivent être respectées. La prise d’air doit être positionnée à au moins 1,20 m du sol, loin des sources de pollution (routes, cheminées, etc.), idéalement orientée au nord ou à l’est, et protégée du vent et des intempéries.
Il est impératif de respecter une distance minimale des conduits du puits avec les autres réseaux enterrés (eau, gaz, fosses septiques) et de prévoir une pente d’au moins 2 % pour l’évacuation des condensats vers un drain ou un puisard, limitant ainsi les risques d’humidité et de moisissures.
Enfin, les conduits doivent être fabriqués en PEHD ou en grès vitrifié avec des joints étanches pour éviter les fuites d’air et les infiltrations d’eau, et un regard de visite doit être installé à chaque changement de direction ou de diamètre pour faciliter l’inspection et le nettoyage.
L’aéraulique : l’air circule dans des conduits enterrés avant d’être diffusé via une VMC double flux.
L’hydraulique : un mélange d’eau et de glycol récupère la chaleur du sol avant d’être envoyé vers un échangeur air/sol ou une pompe à chaleur.
Dans ce cas là, le système peut être temporairement arrêté.