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Au programme, des actions concrètes et locales sur la transition énergétique dans les territoires,
ainsi que des initiatives pour moins (et mieux) consommer l'énergie.
Pour obtenir la nouvelle aide destinée à l'achat d'une voiture électrique de seconde main, les acheteurs doivent, depuis le 1er septembre 2026, s'assurer que la batterie répond à certains critères : elle doit avoir conservé au moins 80 % de sa capacité d'origine ou disposer d'une autonomie restante jugée suffisante. Pour vérifier son usure, un indicateur fait référence : le SOH (State of Health), autrement dit, en anglais, l'état de santé de la batterie. Exprimé en pourcentage, il permet de comparer ses performances actuelles à celles qu'elle offrait lorsqu'elle était neuve. Comment interpréter cette valeur ? À partir de quel seuil la batterie reste-t-elle en bon état ? Quels gestes permettent de ralentir son vieillissement ?
En bref :
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Le règlement européen 2024/1257, connu sous le nom d'« Euro 7 », donne une définition officielle du SOH. Cet indicateur correspond à une mesure ou à une estimation des performances de la batterie de traction, celle qui alimente le moteur électrique, à un moment précis de sa durée de vie.
Le résultat est exprimé en pourcentage et comparé aux performances relevées lors de la certification du véhicule ou lorsque la batterie était neuve. Une batterie neuve affiche donc un SOH de 100 %.
Il existe plusieurs façons de calculer cet indicateur. Le règlement en cite deux, toutes deux exprimées en pourcentage :
La méthode la plus courante de calcul repose sur l'énergie que la batterie peut encore stocker.
Le calcul s'effectue ainsi :
SOH (%) = énergie encore stockable ÷ énergie certifiée lorsque la batterie était neuve × 100.
Il ne faut pas confondre SOH et niveau de charge. Ce dernier, affiché en pourcentage sur le tableau de bord, indique l'énergie encore disponible avant la prochaine recharge. Le SOH, lui, mesure la capacité maximale que la batterie peut stocker par rapport à ses performances d'origine.
La différence est importante : même si une batterie usée atteint toujours 100 % de charge, elle emmagasine moins d'énergie que lorsqu'elle était neuve. Résultat, le véhicule peut parcourir moins de kilomètres avec une recharge complète.
Une batterie de voiture électrique reste généralement considérée comme viable tant qu'elle conserve au moins 80 % de sa capacité énergétique initiale. D'après le ministère de l'Économie, ce niveau d'usure peut être atteint après 200 000 à 500 000 kilomètres parcourus, selon les conditions d'utilisation.
Une fois ce seuil franchi, la batterie n'est pas forcément bonne à jeter. Elle peut être reconditionnée, c'est-à-dire adaptée à un nouvel usage, par exemple pour stocker de l'électricité de panneaux solaires, avant d'être envoyée au recyclage en fin de vie.
Le règlement Euro 7, adopté en 2024, fixe de nouvelles exigences de durabilité pour les batteries des véhicules électriques. Elles s'expriment selon l'âge ou le kilométrage du véhicule :
Âge ou kilométrage du véhicule - Capacité minimale exigée
Jusqu'à 5 ans ou 100 000 km - 80 %
Jusqu'à 8 ans ou 160 000 km - 72 %
Le calendrier de mise en application prévoit deux étapes. Dès le 29 novembre 2026, ces exigences concerneront les nouveaux types de voitures particulières et de véhicules utilitaires légers. À partir du 29 novembre 2027, elles s'étendront à tous les véhicules neufs de ces deux catégories.
Pour évaluer le vieillissement d'une batterie, on regarde notamment le nombre de cycles de charge qu'elle a effectués, plutôt que la distance parcourue. Un cycle complet correspond à l'utilisation de l'équivalent de 100 % de sa capacité, que ce soit en une seule fois ou en plusieurs recharges. Les batteries lithium-ion, présentes dans la plupart des voitures électriques, peuvent généralement supporter entre 1 000 et 1 500 cycles avant que leur capacité ne tombe à 80 % de leur valeur initiale.
Avec le règlement Euro 7, les constructeurs automobiles doivent intégrer à leurs véhicules un système de suivi du SOH, c'est-à-dire de l'état de santé de la batterie de traction. L'objectif est de permettre aux conducteurs d'accéder à cette information directement sur l'écran du véhicule.
Le SOH doit également être accessible via la prise de diagnostic OBD (On-Board Diagnostics), un connecteur utilisé pour lire les données techniques du véhicule. Cette possibilité permet aussi de vérifier l'état de la batterie lors d'un contrôle technique.
Le 4 septembre 2026, le gouvernement a signé avec des représentants de la filière automobile un pacte de confiance pour les véhicules électriques d'occasion[15]. Stellantis, Renault, Mobilians, la PFA, la CSIAM et Aramis Auto s'y engagent à afficher l'état de santé de la batterie des véhicules qu'ils proposent.
Pour aider les ménages, le gouvernement a décidé d’ouvrir les certificats d'économies d'énergie (CEE) à l’achat d’un véhicule électrique d’occasion. Elle s'adresse aux véhicules qui réunissent les conditions suivantes :
H2 : Comment préserver le SOH de sa batterie ?
La vitesse à laquelle une batterie perd ses performances varie notamment selon la manière dont le véhicule est utilisé et entretenu. Plusieurs éléments sont susceptibles d'accélérer son vieillissement :
Avec de bonnes habitudes, la batterie peut fonctionner pendant une grande partie de la vie du véhicule. Selon le ministère de l'Économie, « si on considère qu'en moyenne, un véhicule parcours [sic] 15 000 kilomètres par an, la durée de vie d'une batterie se situe entre 13 et 30 ans d'utilisation, soit équivalent, voire supérieure à une voiture thermique ».
Bon à savoir : Le choix d’un véhicule électrique permet de s’engager dans une mobilité décarbonée. Pour prolonger cette démarche environnementale, le mieux reste de recharger sa voiture à domicile avec de l’électricité verte. Alterna propose une offre verte dont le prix du kWh est inférieur au tarif réglementé de vente de l’électricité. De quoi allier écologie et économies !
Oui, le pacte du 4 septembre 2026 engage ses signataires, constructeurs, distributeurs et organisations professionnelles, à afficher le SOH. Pour la prime CEE, un document attestant de l'état de santé de la batterie fait partie du dossier. À l'échelle européenne, les batteries des véhicules électriques mises sur le marché devront disposer d'un passeport numérique à compter du 18 février 2027.
La plupart des constructeurs garantissent aujourd'hui leur batterie pendant 8 ans et entre 150 000 et 250 000 km. Les conditions exactes, notamment le seuil de capacité couvert, figurent dans le contrat de garantie de chaque marque.
Elle peut être reconditionnée pour servir de stockage d'électricité, puis recyclée. En Europe, la loi impose depuis 2025 de recycler au minimum 65 % du poids d'une batterie de véhicule électrique, une part portée à 70 % à partir de 2030 par le règlement européen de 2023.
https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/actualites/A19043
https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=CELEX:32024R1257
https://journalauto.com/social/le-gouvernement-veut-soutenir-le-vo-electrique/
https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/actualites/A19043
https://journalauto.com/social/le-gouvernement-veut-soutenir-le-vo-electrique/
https://www.je-roule-en-electrique.fr/fabrication-et-recyclage-des-batteries/